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deuil d’un nourrisson

Aujourd’hui j’ai voulu parler de post-partum.

Pas d’un post-partum léger et serein accompagné de son bébé ou d’un post-partum fatiguant, douloureux voir dépressif de toutes ses premiers fois avec un nourrisson.

Aujourd’hui j’ai voulu me concentrer sur ces couples, ces familles qui vivent également un post accouchement mais seuls, sans leur nouveau-né à prendre dans leurs bras.

Ces couples aux histoires déchirantes qui n’ont vécus que quelques instants, quelques semaines avec leurs bébés.

Ces femmes, ces hommes qui en sont réduits à vivre avec le poids de la tristesse, d’un corps vidé de toutes émotions, de colère envers soi ou envers les autres, de culpabilité, de questions sans réponse.

D’une vie résumée par des « si » et des projections de ce que la vie aurait été.

Lire le livre « 9 mois, 9 jours », a conforté la place que je souhaitais offrir à ces familles, ces couples, ces femmes.

Je n’ai pas là prétention de dire que les personnes venant à mon cabinet ressortiront heureux et plein de joie de vivre. Je n’ai pas la prétention de dire que je comprends, que je mesure ou que j’imagine la douleur Par contre ils auront pu s’exprimer librement, sans filtre, à travers des yeux extérieurs et non médicale. Se sentir écouter pleinement et sans le moindre jugement sur les sentiments de ce deuil.

Venir pratiquer la sophrologie lors de telles difficultés peut permettre d’accepter pleinement son état, peut permettre de retrouver un simple souffle, de mettre derrière soi la colère, de ne plus se sentir coupable par ce décès.

Chaque marche, chaque pas seront compliqués mais nécessaire pour réapprendre à vivre, et se faire accompagner peut vous permettre de soulager vos efforts, vous reposer sur une épaule.

Je finis par quelques lignes de ce livre :

« … le temps finit toujours par adoucir les peines, et qu’elle reprendra progressivement, le cours de sa vie. Elle n’est pas confrontée à un deuil classique. Au manque d’une personne qui était là, et qui un jour n’est plus. Elle ne peut pas convoquer des souvenirs heureux, de photos du temps où tout allait bien. Faire le deuil d’un bébé né, c’est faire le deuil d’une vie qui n’a pas pu avoir lieu. C’est effacer les projections et les remplacer par une réalité crue, à l’opposé de toutes les images que l’on se fait de la maternité. C’est repartir le ventre et les bras vides de l’hôpital … »

Neuf mois, neuf jours de Pauline LAVAUD